Milano Nic ibike
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Milano by Nic

Voyager est un « must » dans la vie surtout si tu peux le faire en même temps de réaliser une passion, comme le vélo. C’était le cas du Red Hook Crit no.8 à Milan cette année en fin de saison bien évidemment. Une course importante, premièrement parce que c’est seulement la troisième fois que je participe à une course de cette série, mais aussi parce que la vraie saison et les objectifs fixés se terminent sur cette note. Dans mon cas, cette note ressemblait plus à un échec total face à un test où les attentes étaient aux plafonds. Par contre, si l’on regarde cela d’un angle différent, on peut en voir le bon côté des choses.

Bref, en commençant du mauvais côté, j’ai traversé un chemin assez rugueux dans le terme de le dire, car je n’ai malheureusement pas pu participer à la course dont je m’étais préparé depuis presque le tout début de la saison, c’est-à-dire le mois d’avril. La raison de mon absence à la course finale est due à un bris mécanique de mon vélo au départ de ma qualification « heat ». Ainsi, rempli d’émotions et dans l’inconscience, pourquoi mon vélo brise sur le coup, au mauvais moment, je n’ai guère eu le choix de revenir à mon « pit » où mes coéquipiers se trouvent dans le but de reprendre mes esprits d’un rêve presque devenu réalité d’enfin pouvoir prouver ce que je suis capable de réellement faire dans ce genre de course contre de vrais PROS. D’ailleurs, je n’y comprenais rien du tout, puisque cela fait 2 jours que je roule avec le même vélo incluant l’excellent entrainement au vélodrome « Vigorelli », ainsi la frustration et la galère étaient au rendez-vous. Pour moi, cette course n’était pas seulement centrée sur des résultats, mais au contraire c’était pour moi une question d’honneur de pouvoir être là-bas à Milan et courser avec de vrais noms. Sur ce, même si le cœur m’était presque arraché de voir la course à la place d’être dedans, j’ai repris mon sang-froid et supporté mes « teammates » et cela à porté fruit, puisque Josh a bien fait dans le Last Chance même s’il n’a pas réussi à ce qualifier pour la course finale et Raph a heureusement sauvée nos petites fesses en remportant encore une fois son « heat » et en empochant une 2e place sur le podium.

Notamment, selon l’énorme mal chance, eu au Red Hook, l’histoire en est qu’à son début de ça courbe exponentiel, puisque le chemin du retour était celui de l’enfer. Je m’explique en quelques mots; autobus manqué direction aéroport à cause de ma boîte de vélo complètement détruite du transport, vol retardé, perdu mon Garmin, bagages perdus dans l’historique de transfère, manque notre escale à NY, négociations fâcheuses avec l’administration de notre transporteur, changement d’aéroport pour rejoindre un vol vers MTL, pris à attendre dans l’aéroport presque toute la journée, arrivé tard à destination avec un examen à l’école le lendemain et voilà.

Par conséquent, vous pouvez maintenant oublier tout ce que j’ai dit par rapport à la mal chance, si vous lisez encore bien sûr, car tout cela représente à vrai dire de l’expérience et une étape de vie finalement achevée et conclue. Or, ce voyage est classé positif parce que ce sont des situations qui nous rendent plus forts et conscients au bout de la ligne. C’est comparable au vélo et vous savez pourquoi, car je ne me trompe certainement pas de dire que les meilleurs entrainements sont ceux, qui font le plus mal au bout du compte. Bien, c’est la même chose dans toutes les applications de la vie courante, car lorsqu’on tombe sévèrement, on revient plus haut et plus fort et c’est selon cet aspect que je vais revenir en début de saison pour NY, Brooklyn.